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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

La couronne de la Vierge Marie au Mont Sion Gikungu

Le Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu a couronné la Vierge Marie en 2009 comme Reine de la paix et la Réconciliation. En cette année 2017, le Sanctuaire commémore le 8e anniversaire de ce couronnement. La Vierge Marie a été donné une couronne de très grande valeur, surtout symbolique. Dans cet article, nous choisissons de vous parler de l'histoire du couronnement de la Vierge Marie dans le monde schoenstattiens et de la signification des signes présents sur la couronne qui a été donnée à la Vierge Marie en 2009, quand elle fut couronnée Reine de la paix et la réconciliation.

 

Le couronnement de la Vierge Marie dans le Mouvement Apostolique de Schoenstatt

 

L’histoire du couronnement de la Vierge Marie est très ancienne dans l’histoire de l’Eglise. On ornait une tête par une couronne pour refléter le pouvoir. C’est de là que viendra l’usage de couronner les images des Saints et spécifiquement les images de Marie, mais cela était plutôt d’ordre dévotionnel et ornemental. «Le premier exemple pour le couronnement de Marie et cela de façon officielle par une autorité compétente de l’Église, fut celui du Pape Grégoire III au VIIIème siècle qui donna un diadème doré pour une icône de Marie dans un oratoire à Rome en l’honneur de Marie, Mère du Saint Sauveur.[1]» Après cela, des couronnements se multiplièrent dans le Moyen Age.

  Par conséquent, c’est Dieu qui l’a couronnée le premier en la faisant participer à l’œuvre de la rédemption de son Fils bien aimé. « Enfin la Vierge Immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort. »[2]

 C’est pourquoi le P. Kentenich et toute la famille de Schoenstatt n’ont jamais cessé d’offrir des couronnes à la M. T. A.

C’est alors qu’à l’occasion de l’anniversaire de 25 ans de la fondation de Schoenstatt, le 18 Octobre 1939, une couronne en or  a été offerte à notre Dame. Ensuite, la M. T. A. a été couronnée  Reine de Schoenstatt, le 10 Décembre 1939, en lui demandant de protéger Schoenstatt dans les jours de ténèbres au commencement de la 2ème  guerre mondiale[3]. C’est le P. Kentenich en personne qui a fait ce couronnement et c’était sa conviction que la M.T.A protégera le Sanctuaire et Schoenstatt de tout danger de la guerre.

Depuis ce temps-là, un mouvement de couronnement a fait grand éclat dans la famille de Schoenstatt. C’est dans cette optique que le 15 Août 2009, la M. T. A. a été couronnée "Reine de la paix et de la réconciliation" dans le Sanctuaire de mont Sion GIKUNGU. Rappelons que ce Sanctuaire a été construit en pleine guerre civile au BURUNDI et c’est notre conviction que la Mère de Dieu s’est choisie ce sanctuaire pour jouer son rôle de réconciliatrice pour les Burundais.

 

Signification des signes qui se trouvent sur la couronne de la MTA au Sanctuaire Mont Sion Gikungu

 

La couronne que porte la MTA du Sanctuaire marial de Mont Sion Gikungu est porteuse de symboles importants qui reflètent, dévoilent et expliquent la réalité burundaise et le processus de couronnement que nous avons suivi, explique le Père Déogratias Maruhukiro, dans Histoire d'une Mission. Ainsi:

1. Les fleurs de Lys: Le lys d'un blanc éclatant  est le symbole de la pureté de la Vierge Marie[...]. Contrastant avec la couleur argent des lys, le vert soutenu des feuilles relie comme une guirlande les fleurs les unes aux autres. Cette couleur est le symbole de l'espérance[...].

2. Les pierres précieuses: L'harmonie de ces trois pierres évoque celle qui règne entre les trois personnes de la Sainte Trinité et nous invite à également à vivre dans cette harmonie. Elles nous rappellent aussi que les trois grandes composantes ethniques du Burundi sont invitées à vivre dans cette harmonie, à vivre dans la paix et la réconciliation. Ces trois pierres nous suggèrent enfin les trois grâces principales que nous pouvons recevoir du Sanctuaire.

3. La tambour: Symbole important pour le Burundi[...] c'est tout le Burundi que nous avons voulu incruster  et graver dans le cœur de la Vierge Marie, afin qu'elle ait tout pouvoir sur notre pays[...]. Ainsi, par ce tambour, nous disons à Marie que nous n'avons d'autre couronne à lui offrir que notre patrie. Que le Burundi soit sa couronne!

4. Les deux alliances: [...]Les deux alliances symbolisent toutes ces familles unies par le sacrement de mariage et qui, en se donnant à la Vierge Marie, veulent se sanctifier elles-mêmes[...].

5. La jarre et les chalumeaux: Ils symbolisent la réconciliation que nous souhaitons pour notre peuple, notre sous-région et pour le monde entier. En offrant ce symbole, nous invitions Marie à se manifester comme Reine de la réconciliation. Que sous sa protection, nos peuples retrouvent la joie d'être ensemble et de partager la même jarre. Que nos peuples, et surtout nos dirigeants, retrouvent la joie de plonger dans la même jarre de la vérité et de la justice pour en tirer la sagesse qui leur permettra de construire ensemble, sans exclusion, un nouveau pays, un beau pays prospère, où le soleil de justice brillera comme le soleil de midi à Bujumbura; un pays réconcilié avec son passé; le pays de la paix.

Mais aussi, dans la Famille de Schoenstatt, la jarre est aussi le symbole du capital de grâce ainsi que le miracle de Cana. En offrant cette jarre, nous promettions à Marie que nous viendrons au Sanctuaire pour lui apporter nos contributions au capital de grâce.

6. Le fond rouge de la couronne: C'est le dernier symbole fort, situé en bas de la structure et base de tous les autres. Ce rouge est le symbole de la terre du Burundi et même de la sous-région. Cette couleur rouge nous rappellera que tout au long des guerres, nos terres ont été arrosées par le sang des innocents. Elles auront connu des hommes et des femmes vaillants qui ont donné leurs vies pour nos pays[...][4].

 

Diomède Mujojoma

 

[1]H. Coyitungiye, Couronnement de Marie, une réalité dans la vie de l’Église in Les liens no 18 /Avril/2009 p. 27

[2] C E C 966, cf la proclamation du dogme de l’Assomption de la Vierge Marie par le Pape Pie XII en 1950

[3] Fr. J. Niehaus, 200 Questions about Schoenstatt, question no 54, p. 37

[4] Maruhukiro, Op. cit, P. 209-216

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