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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

Les cloches de la paix

Les signes et symboles que nous rencontrons au Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu sont multiples et variés, chacun avec sa propre signification, mais tous concourant à aider les pèlerins à rencontrer le Dieu Père, par la Vierge Marie. Dans la même ligne de vous faire découvrir la splendeur du Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu, nous choisissons aujourd'hui vous présenter les trois cloches entre l'église de la Sainte Trinité et le Sanctuaire. Rappelons que toutes ces informations contiennent dans le livre à paraitre, A la découverte des sanctuaires: Le Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu.

 

Connues aussi sous le vocable de "Cloches de la Trinité", les trois cloches - la grande cloche, la cloche moyenne et la petite cloche - installées dans la tour en métal, entre l'église de la Sainte Trinité et le Sanctuaire, sont dédiées respectivement au Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l'Esprit Saint. Elles sont le symbole de la paix en ce sens qu'elles appellent les fidèles à se rassembler pour prier, cela n'étant possible que lorsqu'il y a la paix. Elles furent inaugurées le 10 décembre 2006.

Pour le Père Othmar Landolt qui s'est fort battu pour la construction de cette tour, "ces cloches n'étaient pas destinées à embellir l'église, mais elles seraient les cloches de la paix, les cloches qui, à l'unisson, entonneraient la nouvelle mélodie de la paix. Et le Père Déogratias Maruhukiro, dans son livre Histoire d'une Mission, nous fait part de la situation de ces temps maudits:

"...Nous étions habitués à écouter le sifflement des balles qui ne "sonnent" que la guerre et la mort; traumatisés par ces sifflements qui semaient la terreur et nous contraignaient à nous cacher [au moindre bruit]...Oui, les bruits auxquels nous étions habitués n'étaient vraiment pas le bruit de la paix, et n'avaient rien d'agréable. Le son des cloches créerait alors une autre ambiance, harmonieuse, celle de la paix"[1].

L'érection de ces trois cloches a été une part de la réalisation du rêve de Père Othmar selon lequel "un jour, un jour si Dieu le veut, les rebelles et militaires gouvernementaux marcheraient ensemble pour la paix et viendraient en pèlerinage à Mont Sion et ce jour-là, ce jour qui est connu de Dieu seul, les cloches de la paix sonneraient de façon extraordinaire pour tout le Burundi"[2]

Et le rêve de Père Othmar a été entièrement accompli car plus tard, il y a eu intégration des groupes rebelles dans l'armée burundaise, et, depuis 2005 déjà, ces hommes en uniformes - militaires et policiers - font un pèlerinage au Sanctuaire Mont Sion Gikungu chaque année au mois de mai, et les cloches chantent la mélodieuse musique de la paix au passage de la statue de la Vierge de Fatima dans la colonne militaire avec toutes les honneurs militaires. Seules les années 2015 et 2016 ont fait exception, à cause de la crise qui avait fait irruption dans le pays sans épargner ces deux corps.

Le Père Déogratias Maruhukiro témoigne aussi de la concrétisation du vœux d' Othmar, quand il écrit dans son livre Histoire d'une Mission:

"En arrivant à Mont Sion, la procession passa sous les cloches de la paix qui sonnèrent comme jamais auparavant. Je me suis alors rappelé le rêve du Père Othmar. "Et ce jour-là, disait-il, on laissera les cloches sonner à satiété", et moi j'ajoutais que les cloches sonneraient une "nouvelle mélodie de la paix retrouvée". Ce rêve était devenu réalité"[3].

 

Rappelons que cette initiative de vous faire découvrir le Sanctuaire et ses symboles s'inscrit dans la pastorale du Sanctuaire d'aider les pèlerins à mieux vivre leur pèlerinage et rentrer avec un souvenir du lieu. La plupart de pèlerins passent à la boutique pour se procurer de quelques articles comme souvenir du Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu.

 

Diomède Mujojoma

 

[1] Maruhukiro Déogratias. Histoire d'une Mission, Parole et Silence, Paris, 2015, P.92-93

[2] Op cit. Maruhukiro, P.93

[3] Op cit. Maruhukiro, P. 137

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