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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

Les pèlerinages, un fait du passé et du présent dans l'Eglise Catholique

Dans les précédents articles sur les sanctuaires et les pèlerinages, nous vous avons parlé du role des sanctuaires : " des lieux saints où les fidèles font des pèlerinages pour rencontrer Dieu". Aujourd'hui, nous voulons vous parler alors en peu de mots des pèlerinages dans l'Eglise Catholique. Nous vous rappelons que ce que nous vous partageons sont des extraits de notre livre: Histoire des Sanctuaires: Le Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu.

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"Le pèlerinage chrétien symbolise la marche du Peuple de Dieu, sous la conduite de ses pasteurs, à la rencontre de Celui qui est, qui était et qui vient..."[1]

Si loin que l'on remonte dans l'histoire de l'humanité, on voit aux quatre coins de la planète, des foules se déplacer vers des lieux "saints" ou "sacrés" et y accomplir des rites, des gestes à caractère religieux ou mystique. Non seulement l'Eglise Catholique est concernée, mais aussi les musulmans, les hindous, les bouddhistes et biens d'autres confessions. Selon sa croyance, tout individu qui se lance en route vers un lieu saint ou tenu sacré, ce pèlerin, avec un objectif de dévotion, cherche à rencontrer son Créateur, "Celui qui est, qui était et qui vient". C'est cela le but même de tout pèlerinage.

Cependant, cette dévotion peut constituer un danger pour l'Eglise, d'où la prédication insiste toujours sur la nécessité de comprendre la démarche du pèlerinage comme un symbole: celui d'un effort accompli pour un dépassement de soi, et non pas comme une démarche intéressée à la satisfaction de besoins immédiats et matériels. [...]Le pèlerinage chrétien  illustre l'une des plus constantes attitudes du comportement religieux de l'homme.[2]

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Quelques conseils pratiques pour un pèlerinage

 

Les lieux de dévotion sont parcourus chaque année par des milliers de fidèles. Lourdes, Rome, Jérusalem ou Saint-Jacques de Compostelle comptent parmi les plus fréquentés. Mais pour être pleinement appréciés, ces voyages spirituels réclament une solide préparation.

 Souvent, le pèlerinage est proposé par les paroisses d'un diocèse, d'autres partent de leur propre initiative, parfois en famille, en groupe d'apostolat et, de plus en plus, à l'occasion des vacances, d'un passage ou d' un séjour à proximité d'un haut lieu spirituel. Que l'on parte seul ou en groupe, il s'agit toujours d'une démarche dont l'Eglise locale assume la responsabilité et l'animation spirituelle, car un pèlerinage est un acte religieux et non un voyage touristique ou culturel: c'est une démarche de foi et de conversion, un temps de prière et de ressourcement spirituel.

Quelques conseils avant de partir

 

Après avoir choisi le lieu de pèlerinage, il faut alors s'asseoir et se demander comment y parvenir: si l'on doit s'y rendre à pied, en voiture, en train, en bateau ou par avion. Cela donc implique le calcul du cout de voyage, la réservation du billet de vol ou, si on est en groupe, la réservation de place dans un bus, dans un métro ou train,...mais aussi la réservation d'un hôtel ou une place dans un groupe organisé. Toutes ces réservations doivent être faites plusieurs mois avant pour ne pas rater l'occasion. Et s'il s'agit d'un pèlerinage hors des frontières de son pays, il faut aussi songer à la quête de visa.

Une chose à ne jamais oublier s'il s'agit surtout de pèlerinage d'un groupe de personnes, d'une école, par exemple ou d'une paroisse: la quête de la permission ou tout simplement un avis auprès du Recteur du Sanctuaire car, comme souligné ci-haut, il s'agit d'une démarche dont l'Eglise locale doit assumer la responsabilité. Au sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu, par exemple, il faut qu'un groupe ou une paroisse qui désire faire un pèlerinage le signale au Recteur du Sanctuaire, ou au responsable des pèlerinages, le jour et l'heure du pèlerinage bien avant, pour éviter qu'il y ait coïncidence avec un autre événement et que les pèlerins n'aient l'occasion de visiter le Sanctuaire ou ne manque quelqu'un pour l'animation spirituelle, surtout lorsque le groupe n'est pas accompagné par un prêtre.

Aussi, si vous avez décidé de partir en pèlerinage, pourquoi ne pas en parler à des parents, à des amis: c'est une petite communauté qui, alors, prendra la route pour marcher à la suite du Christ et approfondir sa foi. S'ils ne peuvent pas partir avec vous, ils peuvent prier pour votre pèlerinage ou même vous confier leurs prières. Certains écrivent par exemple des lettres à la Vierge Marie, surtout pour les pèlerinages vers les sanctuaires de Schoenstatt où on trouve la pratique de l'offrande des contributions au capital de grâces, et de là, bénéficier des grâces dont ils ont besoin grâce à votre pèlerinage.

Si le sanctuaire où vous décidez de vous rendre n'est pas trop éloigné et si votre âge et votre santé vous le permettent, pourquoi ne pas faire la route à pied, comme les pèlerins d'Emmaüs aux coté du Christ? On voit tellement plus de choses à pied qu'en voiture: le rythme n'est pas le même et le corps participe davantage à la prière. Et si vous partez en voiture, pourquoi ne pas faire les derniers kilomètres à pied? Sur la route, recueillez-vous, mais cela n'empêche pas l'échange fraternel et la prière collective. Pensez surtout au Christ, toujours présent au milieu des siens, à sa Passion, à sa Résurrection et à toutes les raisons que vous avez de rendre grâce à Dieu, de lui demander son pardon et son aide pour les personnes que vous connaissez et qui en ont besoin. Et le pèlerinage devient non seulement un avantage pour toi seulement, mais aussi pour les autres.

[...]

 

[1] Charte des pèlerinages, mai 1981

[2] Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard 1978,p. 85.

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