Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

Le sanctuaire: un lieu sacré

Aujourd'hui, nous voulons vous parler du sanctuaire comme lieu sacré. Ceci pour vous aider à mieux comprendre où on va et pourquoi on y va.

«Tout Chrétien est invité à rejoindre et à participer au grand pèlerinage que le Christ, l’Eglise et l’humanité ont accompli et doivent continuer à accomplir dans l’histoire. Le sanctuaire vers lequel il se dirige doit devenir par excellence “la tente de la rencontre”, comme la Bible appelle le tabernacle de l’alliance»[1].

La déclaration ci-haut démontre sans ambiguïté le lien existant entre la réflexion sur le pèlerinage[2] et celle sur le Sanctuaire, qui est normalement le but visible de l’itinéraire des pèlerins: «Par sanctuaire, on entend une église ou un autre lieu sacré où les fidèles se rendent nombreux en pèlerinage pour un motif particulier de piété avec l’approbation de l’Ordinaire du lieu ».[3]

La rencontre avec le Dieu Vivant est proposée, dans un sanctuaire, à travers l’expérience vivifiante du Mystère proclamé, célébré et vécu: «Dans les sanctuaires seront plus abondamment offerts aux fidèles les moyens de salut en annonçant avec zèle la parole de Dieu, en favorisant convenablement la vie liturgique surtout pour la célébration de l’Eucharistie et de la pénitence, ainsi qu’en entretenant les pratiques éprouvées de piété populaire».[4] Ainsi «les sanctuaires sont comme des bornes qui orientent le cheminement des enfants de Dieu sur la terre»,[5] où se vivent l’expérience de la convocation, de la rencontre et de la construction de la communauté ecclésiale.

Réfléchir, par conséquent, sur la nature et la fonction du sanctuaire peut de manière efficace contribuer à accueillir et vivre le grand don de la réconciliation et de la vie nouvelle que l’Eglise offre continuellement à tous les disciples du Rédempteur et, à travers eux, à la famille humaine tout entière. On peut donc en déduire le sens et la portée du présent document qui voudrait se faire l’écho de la vie spirituelle qui germe dans les sanctuaires, de l’engagement pastoral de ceux qui y exercent leur ministère, et de leur rayonnement dans les Eglises locales.[6]

Le motif de l'érection d'un sanctuaire peut être lié à la vie ou au passage d’un saint, à une apparition de la Vierge Marie, à un message particulier délivré par l’intermédiaire de Notre-Dame, la Vierge Marie ou d’un saint, à la présence d’une relique… Si les miracles, les faits, les traditions qui sont à l’origine de tel ou tel sanctuaire ne sont pas objets de foi, ils sont bien au service de la foi.[7]Nous citons ici quelques uns: le sanctuaire de Lourdes (France), le sanctuaire de Compostelle, Rue du Bac, Paris (France), le sanctuaire de Beauraing, Belgique où la Vierge au Cœur d'Or apparait au creux de l'hiver 1932-33, alors que se dessine à l'horizon les prémices de la Seconde guerre mondiale; Czestochowa, en Pologne qui date du XIVe siècle; le sanctuaire de Fatima, au Portugal, où le 13 mai 1917, trois enfants voient une « Dame plus brillante que le soleil », avec un chapelet blanc qui pend de ses mains. Elle leur demande de beaucoup prier et les invite à revenir encore à la Cova da Iria pendant cinq mois consécutifs...; le sanctuaire de Guadalupe, au Mexique; le sanctuaire de Notre Dame du Cap, Canada, où la dévotion des pèlerins, depuis les premiers missionnaires au Canada, a toujours été forte. Au 19ème siècle, différents prodiges ont eu lieu sur le site du sanctuaire; le sanctuaire de Mugera, au Burundi, pour ne citer que ceux-là.

Il y a cependant biens d'autres sanctuaires dont le motif n'est point lié à un fait ci-haut cité. C'est le cas des sanctuaires mariaux de Schoenstatt, où "Marie obtienne les dons et grâces de par son Fils Jésus à tous ceux qui viennent en ce lieu et comme une bonne mère, Elle les accueille particulièrement avec leurs souffrances, leurs besoins et leurs faiblesses."[8]

 

 

[1] Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et Personnes en Déplacement, Le Pèlerinage dans le Grand Jubilé de l’an 2000 (11.4.1998), 32; le texte renvoie à Ez 27,21; 29,4.10-11.30.32.42.44.

[2] Conseil Pontifical et celui de la Conférence Episcopale Italienne: «Venez, gravissons la montagne du Seigneur» (Is 2,3). Le Pèlerinage au seuil du Troisième millénaire (29.6.1998).

[3] Code de Droit canonique, can. 1230.

[4] Ibid., can. 1234, §1.

[5] Jean Paul II, Homélie aux fidèles de Corrientes, Argentine (9.4.1987).

[6] Le Sanctuaire.
Mémoire, présence et prophétie du Dieu vivant.
Cité du Vatican, 8 mai 1999, p.1.

[7] http://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-pelerinages/372388-pelerinages-et-sanctuaires-en-questions/ 10 novembre 2015.

[8] Ibid., http://www.schoenstatt.be, 10 novembre 2015

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article