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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité!

Telle est la salutation qui a ouvert la célébration eucharistique de la solennité de Pâques, ce 16 avril 2017. C'était dans la Messe de 9h30 au Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu. Le Père Félicien Nimbona, Recteur du Sanctuaire qui présidait les cérémonies, a avant tout invité les pèlerins venus de divers coins de la capitale Bujumbura à se saluer ainsi: "Jésus est ressuscité."..."Il est vraiment ressuscité!" ce qui a suscité un peu de remous dans l'église et une lumière joviale dans les visages des pèlerins qui s'embrassaient.

Dans son homélie, le Père Félicien Nimbona a souligné que le Vendredi Saint est au sommet de la célébration de Pâques, car, a-t-il dit, il n'y aurait pas de Pâques si Jésus n'était pas mort. Sans la croix, point de Pâques!  Et d'annoncer que chaque dimanche, nous célébrons Pâques, la résurrection du Seigneur qui a eu lieu le septième jour, comme le précisent les saintes écritures, d'où l'Eglise Catholique a institué ce jour comme grand jour, un jour de précepte, où nous célébrons la liberté des enfants de Dieu, laquelle liberté nous a été donnée par la résurrection du Christ, la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres.

L'évangile nous présente Marie de Magdala se hâtant vers le tombeau. Ce Marie dont le nom "Magdala" signifie" la tour" est celle que Jésus a délivrée de 7 démons, 7 péchés graves, a dit le Père Félicien. C'est ce même Marie qui a oint les pied de Jésus, et les essuyant avec ses cheveux. S'arrêtant à ce niveau, le Père Félicien a reconnu la valeur que les femmes donnent à leurs cheveux, et le temps qu'elles donnent à leur entretien, leurs demandant cependant, comparativement, le temps qu'elles donnent à Jésus, leur sauveur, dans la prière. Marie est restée fidèle à Jésus. Même au tombeau, elle était là, et la voici qui revient se recueillir au tombeau qu'elle trouve ouvert et vide.

Explicitant le symbole du cierge pascal qu'est la lumière qui vient du Christ lui-même, le Père Félicien a  interpelé les pèlerins à toujours éclairer  leur vie, puisant cette lumière sur le Christ. Il leur a alors exhorté d'enlever la pierre qui empêche chacun à recevoir et accepter Jésus comme son Sauveur et son Seigneur, cette pierre de haine, de tuerie, de corruption, cette pierre qui empêche de voir l'autre qui est dans le besoin, cette pierre qui nous enferme dans le mal.

Admirant les deux disciples du Christ, Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait - qui n'est personne d'autre que l'Evangéliste Jean lui-même - courant vers le tombeau, après que les deux femmes leur avaient annoncé qu'ils avaient manqué le Christ au tombeau, le Père Félicien a fait savoir que dans la course, on ne regarde pas derrière au risque de tomber. Il a saisi aussi cette opportunité en demandant aux fidèles de voir dans leur vie ce qui les empêchent à regarder droit Jésus et le suivre. Commentant encore sur les deux disciples, le Père Félicien a admiré le respect de l'hiérarchie qui a caractérisé l'apôtre Jean qui est arrivé le premier au tombeau mais attendant d'abord que Simon Pierre arrive et entre. Le Père Félicien a fait savoir aux pèlerins que l'Eglise du Christ est fondée sur Pierre, qui est aujourd'hui représenté par le Pape François. Comment donc accueillons-nous son enseignement, a-t-il interrogé. Le Père Félicien a bien souligné que l'Eglise originale du Seigneur est l'Eglise Catholique, fondée sur les successeurs de Saint Pierre et les apôtres. Les autres ne sont que des copies, a-t-il renchéri.

Avant de clore son homélie, le Père Félicien Nimbona a posé un défi: Comment bien célébrer Pâques? La réponse se trouve dans la deuxième lecture où l'Apôtre Paul invite les Corinthiens à se débarrasser du vieux levain, le levain de haine, de division ethniques, régionales, partisanes,... pour se procurer du nouveau levain pour mieux célébrer Pâques. Il a souhaité aux pèlerins présents dans cette célébration de rentrer chez-eux apportant le Jésus ressuscité dans leurs familles, dans le pays tout entier, chantant avec Marie l'hymne de victoire du bien sur le mal.

La célébration s'est poursuivie normalement jusqu'à la sortie où une bénédiction spéciale a été donnée aux pèlerins avant de rentrer célébrer dans les familles, comme il est dans la coutume burundaise.

Diomède Mujojoma

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