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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

Comprendre la Semaine Sainte

Juste avec le dimanche des rameaux, la célébration de l'entrée triomphale de Jésus Christ à Jérusalem, le monde Chrétien entre dans une période cruciale, dite Semaine Sainte. Cette Semaine Sainte est vécue dans chaque paroisse de façon très pieuse. Le service de la communication du Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu a voulu partager avec vous le sens profond de la semaine sainte, de ma Messe chrismale, du jeudi saint, du vendredi saint, du chemin de croix et de la vigile pascale.

1. La Semaine Sainte, c'est quoi?

La semaine sainte est un temps où les chrétiens sont exposés au mystère de la mort, avant d'entendre résonner la joie du matin de Pâques la joyeuse annonce de la Résurrection. La semaine sainte désigne, en effet, la semaine qui va du dimanche des Rameaux – qui commence la Passion de Jésus – à la veillée pascale de la nuit du samedi de Pâques où l'on fait mémoire de la résurrection de Jésus. Chaque jour de cette semaine, surtout les trois derniers, dits Triduum pascal, a une coloration particulière, comme nous allons le voir dans les lignes qui suivent.

2. La Messe Chrismale

C'est une Messe qui ne se célèbre qu'une fois l'an, durant laquelle l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

C'est aussi la Messe pendant laquelle les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Dans l'Archidiocèse de Bujumbura, cette Messe est habituellement célébrée le Mercredi Saint. Beaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.

Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque.

3. Le Triduum Pascal

Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

4. Le Jeudi Saint

Le Jeudi Saint, l’Eglise célèbre la messe en mémoire de la Cène du Seigneur: institution, par le Christ, du sacrement de l'Eucharistie et du Sacerdoce (prêtres). Par l’eucharistie, sous la forme du pain et du vin consacrés, le Christ offre son corps et son sang pour le Salut du monde. Dans beaucoup d’églises, on procède au rite du lavement des pieds, rappelant le geste de Jésus vis-à-vis de ses apôtres. Le prêtre s’agenouille et lave les pieds de douze fidèles. Dans ce cadre, à cette heure, ce geste dit mieux qu’un long discours que le sacerdoce est un service. Au Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu, ces douze fidèles sont généralement choisis parmi les différents groupes d'apostolats, comme les commissions, les chorales, le Renouveau Charismatique Catholique.

Apres la Messe du Jeudi Saint, l'on vide le tabernacle et l'on cache tout symbole comme la croix dans l'église. On fait la procession du Saint Sacrement vers le reposoir, un lieu bien aménagé pour recevoir le Saint Sacrement durant la nuit du jeudi Saint, toute la journée du Vendredi Saint, jusque Samedi Saint, avec l'exultation de la résurrection dans le chant de gloria et l'allumage de toutes les lumières dans l'église.

5. Vendredi Saint

Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), flagellé par les soldats, Il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels.

Chargé de la croix, le Christ gravit la colline du Golgotha (littéralement « Mont du crâne », autrement appelé « Calvaire ») et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures. Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau.

Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ. L’office du Vendredi saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion.

Le Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu propose aux pèlerins un chemin de croix spéciale, qui se fera - une fois dans l'histoire du Sanctuaire - en dehors de Mont Sion, en contournant les locaux du Sanctuaire. Cette prière débute à 15heures. A 16heures, suivra la célébration de la passion du Christ, le rite de vénération de la croix, et à 18heures, un enseignement sur la croix est proposé aux pèlerins.

6. Le sens du Chemin de la croix

Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Eglise et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Eglise nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.

Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.

 

La marche

Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ, pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.

 

La méditation

Le pas à pas s’accompagne du mouvement progressif de la méditation qui nous invite à faire mémoire du chemin accompli par Jésus lui-même. L’Evangile est le fondement de cette méditation qui appelle le pèlerin à une découverte progressive de la miséricorde du Père, en même temps qu’il est invité en contemplant Jésus anéanti sous les coups de la Passion, à reconnaître en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanité.

 

L’intercession

Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père.

La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville, une sortie que le Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu propose cette année aux pèlerins, comme nous l'avons vu dans les lignes précédentes.

7. Le Samedi Saint

La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veillée en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort. C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

C’est aussi durant cette veillée – ou Vigile pascale – que sont célébrés les baptêmes d’adultes. Ils sont l’occasion pour les fidèles de renouveler les promesses de leur baptême. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Recteur du Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu a invité les pèlerins à venir dans ces cérémonies de vigile de Pâques avec des bougies. À l’issue de leur chemin de catéchuménat, vécu depuis plusieurs années, cette nuit pascale constitue un sommet pour leur initiation chrétienne.

Au cœur de la vigile, les rites spécifiques aux sacrements d’initiation sont parlants : la plongée dans l’eau, symbole de mort et de vie, passage à la résurrection dans le Christ. On est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Au sortir de l’eau, les nouveaux baptisés sont normalement revêtus du vêtement blanc. Ils le portent au cours de certaines célébrations du temps pascal. S’ils sont confirmés ce soir-là, il y a aussi le rite avec le saint chrême, la marque de l’Esprit Saint. Avec toute l’assemblée, ils recevront le cierge allumé. Tels des porteurs de la lumière de foi dans leur vie, ils participent à la liturgie eucharistique et communient pour la première fois. Signalons ici que les catéchumènes de la Paroisse Saint Jean Baptiste de Gihosha recevront le baptême au Mont Sion Gikungu dans la veillée pascale.

Ce qui est beau à voir et non moins significatif, c’est la joie rayonnante de ces nouveaux baptisés. Cette émotion profonde et toute simple mais qui en dit long sur la transformation humaine et spirituelle qu’ils sont en train de vivre. Ils sont les mêmes hommes, les mêmes femmes qu’auparavant mais tout autre quand même puisque résolument disciples de Jésus de Nazareth.

Conclusion

La semaine sainte, est un moment spécial pour le chrétien de vivre les grands moments de sa libération, du salut de l'humanité tout entière. Un moment aussi plein d'émotion, il vaut la peine d'être vécu. Cette émotion de la semaine sainte devrait être accompagnée d'une transformation intérieure, une transformation spirituelle, où le chrétien résout de changer son comportement qui remet toujours Jésus sur la croix et ressusciter avec Lui pour toujours.

Nous vous souhaitons donc de vivre cette semaine sainte comme la toute première et la toute dernière de votre vie. Heureuses fêtes pascales!

                                                                                                              Diomède Mujojoma

 

Références:

1. http://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Semaine-sainte, du 12 avril 2017

2. http://www.eglise.catholique.fr/glossaire/messe-chrismale/

3. http://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi, du 12 avril 2017

4. http://www.eglise.catholique.fr/glossaire/jeudi-saint/ du 12 avril 2017

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