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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

La miséricorde de Dieu va au-delà des châtiments

La miséricorde de Dieu va au-delà des châtiments

L'Eglise Universelle a célébrée le 24è dimanche du Temps Ordinaire, c'était ce dimanche le 11 septembre 2016. Les lectures du jour ont exalté l'incommensurable miséricorde de Dieu qui le pousse à renoncer même au châtiment qu'il en veut à son peuple, grâce à l'intercession de Moïse (Exode 32, 7-11.13-14), au moment où Jésus rend témoignage de cette miséricorde de Dieu à travers le récit de l'enfant prodigue (Luc 15, 1-32). La célébration eucharistique de 9h30 au Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu a été présidée par l'Abbé Evariste Harerimana, concélébrant avec trois autres prêtres visiteurs, dont un, Abbé Jean Berchmans de Rutana, l'élu du Pape pour remettre les péchés réservés au Pape, au cours de cette année de la miséricorde divine qui chemine déjà à sa fin, et le Diacre Longin Ntiranyibagira.

Dans son homélie, l'Abbé Evariste a passé en revue les lectures du jours pour, justement faire comprendre aux fidèles cette profonde miséricorde de Dieu. Il a commencé par inviter les pèlerins à implorer le Saint Esprit. Commentant alors la première lecture, l'Abbé Evariste a mis en exergue le comportement des Israelites qui, trois mois seulement après la traversée de la Mer Rouge, par la puissance de Dieu, se sont mis à récriminer contre lui à cause des seuls 40 jours que Moïse et Dieu étaient absents parmi eux, se rebeller donc contre Dieu en fabricant un idole, un dieu en veau d'or. Ce peuple a voulu suivre son chemin facile, voulant être guidé par sa propre volonté et non celle de Dieu qui les a libérés d'Egypte. Cette parole fait appelle à nos engagements baptismaux que souvent nous transgressons, a-t-il fait savoir.

L'entretien entre Dieu et Moïse démontre combien Dieu est miséricordieux qui, après avoir pris décision d'en découdre avec son peuple à cause de sa perversité, se rétracte grâce à l'intercession de Moïse. Il renonce au châtiment et pardonne à son peuple. Parler de la miséricorde divine n'est pas seulement à travers les idées, a souligné l'Abbé Evariste, mais plutôt par l'expérience personnelle de cette miséricorde divine, comme on le chante dans la chanson "Nije ndabizi" ( c'est moi qui le sais bien). C'est ce même Dieu miséricordieux qui descend jusque chez le publicain, Zachée, pour le libérer de ses fourberies.

La parole de Dieu d'aujourd'hui nous invite donc à ne pas nous éloigner de Dieu pour faire notre propre volonté, comme le trace le récit de l'enfant prodigue. Cette épisode nous rappelle le cheminement que nous faisons vers le pardon pénitentiel. L'Abbé Evariste a fait une très bonne comparaison entre les serviteurs du père miséricordieux et les prêtres. "Le père miséricordieux n'est pas allé laver son fils lui-même, mais il a confié cette mission à ses serviteurs. Et le fils n'a pas récriminé. Ils l'ont bien lavé, l'ont revêtis d'une nouvelle aube, un anneau et des chaussures pour qu'il recouvre sa dignité d'enfant du père. C'est ainsi que Dieu, lui aussi, a envoyé ses serviteurs, les prêtres, pour que quiconque veut renouer avec lui, se présente devant ces serviteurs pour être lavé et recevoir, par eux, le pardon de Dieu", a souligné l'Abbé Evariste. Il a clôturé son homélie en invitant les fidèles à rechercher souvent le pardon de Dieu en se confessant, sans avoir peur des prêtres, surtout pendant cette année de la miséricorde divine. Il leur a exhorté, pour ceux qui n'ont pas encore franchi la porte sainte de la miséricorde divine, à se hâter avant que cette année qui tend déjà à sa fin (encore deux mois seulement) ne se clôture avant que l'on ne l'ait franchi et bénéficié de cette grâce d'indulgence, et surtout l'indulgence plénière.

Signalons qu'au terme de la célébration, l'Abbé Evariste Harerimana a invité les prêtres concélébrant à se présenter aux fidèles.

Diomède Mujojoma

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