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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

4 groupes ont franchi la porte de la miséricorde divine ce weekend

Pelerins de la Paroisse Kamenge
Pelerins de la Paroisse Kamenge

Quatre groupes du vicariat de Bujumbura ont franchi la porte de la miséricorde divine ce weekend du 24-25 septembre 2016. Le samedi 24 septembre, deux groupes, celui des Communautés Ecclésiales de Base des succursales Muberure, Nyambuye et Buhayira de la paroisse Kamenge, c'était à partir de 9heures du matin, et dans l'après midi, un de Groupes de Vie et de Prière du Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu, celui du Château d'eau du quartier Gikungu rural. Pour ce dernier, c'était en effet dans le but de donner l'occasion aux élèves et écoliers qui se rendaient le lundi suivant à l'école.

Le dimanche 25 septembre 2016, était le tour des membres de la commission santé du Sanctuaire marial Mont Sion Gikungu qui ont franchi cette porte sainte juste après la Messe de 9h30 minutes, au moment où les membres de la jeunesse masculine universitaire de Schoenstatt suivaient l'enseignement relatif au franchissement de la porte sainte. Ils l'ont enfin franchi à 13heures, et leur messe d'action de grâce a eu lieu dans la salle du Centre Joseph Engling.

Histoire de la porte sainte

La tradition d’une porte sainte à l’occasion d’un jubilé remonte au XVème siècle : selon la description faite en 1450 par un certain Giovanni Rucellai de Viterbe, ce fut le Pape Martin V qui, en 1423, ouvrit pour la première fois dans l’histoire la Porte sainte de la basilique Saint-Jean de Latran. Ses successeurs, en particulier le Pape Alexandre VI en 1499, maintinrent cette tradition et l’étendirent aux quatre basiliques majeures, à savoir outre Saint-Jean-de-Latran, les basiliques de Saint-Pierre au Vatican, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs.

Avant le jubilé de l’an 2000, il était de coutume que le souverain pontife ouvre la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre, puis déléguait ce pouvoir à un cardinal pour l’ouverture des portes dans les trois autres basiliques. Le pape Jean-Paul II rompit avec cette tradition en procédant lui-même à l’ouverture et à la fermeture de chacune de ces portes. Celle de la basilique Saint-Pierre restant la première à être ouverte et la dernière à être fermée.

Symbolique

En 1975, le rituel de la fermeture et de l’ouverture de la Porte sainte fut changé afin de mieux mettre en valeur le symbole de la porte. D’une certaine façon, jusqu’en 1975, le rite mettait l’accent sur le mur qui empêchait l’accès en temps normal à la Porte sainte. Le rite d’ouverture consistait donc en la démolition du mur, ce qui soulignait davantage le côté exceptionnel et jubilaire. Ainsi, la symbolique attachée au rite utilisait des outils de maçonnerie : le marteau pour faire tomber le mur, la truelle pour bâtir, des briques portant des inscriptions et marques du pontificat, de l’eau bénite pour bénir les pierres et briques, des pièces portant l’effigie du Souverain Pontife pour permettre de dater la construction du mur de la Porte sainte. La porte elle-même n’était pas décorée et consistait seulement en deux battants de bois, non ouvragés.

A Noël 1975, le rite de fermeture de la Porte sainte fut modifié. Le Pape n’utilisa plus la truelle et les briques, pour commencer la reconstruction, mais referma simplement les battants d’une porte de bronze. Même si le mur qui refermait la porte de l’extérieur fut par la suite reconstruit à l’intérieur de la basilique, la symbolique évoluait pour mettre désormais l’accent sur la porte et non plus sur le mur.

Une porte, dans la vie quotidienne, a plusieurs fonctions, toutes reprises par le symbole de la Porte sainte : elle marque la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le péché et l’ordre de la grâce (Mi 7,18-19) ; elle permet d’entrer dans un nouveau lieu, dans la révélation de la Miséricorde et non de la condamnation (Mt 9,13) ; elle assure une protection, elle donne le salut (Jn 10,7).

Jésus a dit: « Moi, je suis la porte » (Jn 10, 7). Il n’y a en effet qu’une seule porte qui ouvre toute grande l’entrée dans la vie de communion avec Dieu, et cette porte, c’est Jésus, chemin unique et absolu de salut. A lui seul on peut appliquer en toute vérité la parole du Psalmiste: « C’est ici la porte du Seigneur: qu’ils entrent, les justes! » (Ps 118 [177], 20).

La Porte sainte rappelle la responsabilité qu’a tout croyant d’en franchir le seuil : c’est une décision qui suppose la liberté de choisir et en même temps le courage d’abandonner quelque chose, de laisser derrière soi quelque chose (cf. Mt 13, 44-46); passer par cette porte signifie professer que Jésus-Christ est le Seigneur, en raffermissant notre foi en lui, pour vivre la vie nouvelle qu’il nous a donnée. C’est ce que le Pape Jean-Paul II avait annoncé au monde le jour même de son élection : « Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. »

Rappelons que la porte sainte de la miséricorde divine a été ouverte solennellement le 8 décembre 2015 en la solennité de l'Immaculée Conception. Au Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu, cette porte a été ouverte le 20 décembre 2015 par Monseigneur Evariste Ngoyagoye, Archevêque de Bujumbura. Cette année de la miséricorde se clôture dans moins de deux mois, le 20 novembre 2016.

Diomède Mujojoma

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