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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

DIMANCHE DES RAMEAUX

DIMANCHE DES RAMEAUX

Le dimanche des rameaux débute la semaine sainte pendant laquelle toute l’Eglise célèbre avec toute ferveur les mystères de la Passion et résurrection du Seigneur. Cette résurrection nous a amené le salut et la rédemption passant ainsi de la vallée de l’ombre de la mort à la clarté de la lumière de la vie en Dieu. La célébration eucharistique de ce jour a été présidée par le Père Herménégilde Coyitungiye. Une procession a débuté la Messe : des membres des chorales sainte Famille et sainte Maria Goretti, des servants de Messe, des fidèles et prêtres, tous tenant rameaux en main. C’est à l’entrée de l’Eglise sainte Trinité où se sont déroulées les cérémonies de bénédiction des rameaux et proclamation de l’Evangile du jour suivi d’un enseignement y relatif.

Après la lecture de l’Evangile selon saint Luc, le Père Coyitungiye a invité tout un chacun à contempler Jésus prendre le chemin vers Jérusalem où Il va souffrir sa passion rédemptrice pour nous les hommes. Ainsi pourra-t-Il restaurer la dignité humaine et changer les cœurs durs qui entraînent les gens à se dévorer, en cœurs de chair, doux et humbles. Comme ‘Il ne brise pas le roseau faible’ (Isaïe), nous sommes appelés à marcher avec Lui vers la cité sainte pour y recevoir notre salut. Il est beau de voir une foule de fidèles porter des rameaux, mais le Seigneur nous demande plus : nous rabaisser et l’élever au lieu d’élever les chefs de ce monde. « Quand nous disons Hosanna Fils de David ici dans l’Eglise, nous ne sommes pas censés rentrer et changer notre langage en Va-t-en, vaurien », a-t-il martelé.

Après cet enseignement, tout le monde s’est dirigé prendre place dans l’Eglise pour la suite habituelle de la liturgie de la Messe. La première lecture est un passage du livre d’Isaïe où le prophète dit n’avoir pas caché sa face à ceux qui crachaient sur lui, il a plutôt durci sa face de telle sorte que toutes ces insultes ne lui fassent rien de mal. La seconde lecture était tirée de l’Epître de saint Paul apôtre aux Philippiens. Cet apôtre des nations nous dit que Jésus, bien qu’Il était aux côtés de Dieu, s’est abaissé jusqu’à accepter la mort, et une mort sur la croix….afin que toute langue proclame que Jésus est Seigneur à la droite du Père. Le récit de la passion de Jésus est tirée de l’Evangile de saint Luc. La prédication d’après cette lecture fut une invitation à mieux vivre la semaine sainte.

Le prédicateur du jour a fait savoir que les lectures déjà lues renvoient toutes à la passion du Seigneur. Selon les paroles du prophète Isaïe, le Fils de l’homme a été rejeté par les siens qui l’ont vivement contesté. Cet état de rejet continue même de notre temps bien qu’il y ait des gens justes qui attendent le salut comme Joseph d’Arimathie, celui-là qui était allé demander le cadavre de Jésus à Pilate. Dismas, nous dit-on, était un des vauriens crucifié à droite de Jésus, celui-là qui a reconnu la divinité de Jésus et Lui avait demandé de se souvenir de lui quand Il sera dans son Royaume, ce que Jésus a promis immédiatement. Une deuxième parole est celle de l’officier de l’armée qui, après avoir vu tout ce qui s’était passé avec la passion et la mort de Jésus, a dit que celui-là était vraiment Fils de Dieu. Faisons de même pour suivre des paroles qui nous édifient et réconfortent notre foi. Quand nous suivons des paroles qui nous obligent à suivre seulement les ordres des dirigent de ce monde, nous nous retrouvons loin de la bonne voie du salut. Il est vrai que nous sommes membres de l’Eglise, mais nous devons savoir que celle-ci est de Dieu d’abord et avant tout. Notre effort doit être de marcher dans le chemin que l’Eglise trace pour nous. Le souhait est que cette semaine sainte nous soit un moment de changer nos cœurs longtemps affaiblis par la marche dans les ténèbres du péché.

Jésus est entré à Jérusalem sur un âne, symbole de l’humilité, de la douceur et surtout de la paix. Il veut nous montrer que son règne et son pouvoir sont paix et douceur. Les puissants montent sur les chevaux, signes de guerre et de violence. Ils sont actuellement considérés comme de gros camions militaires à bruit éblouissant et terrorisant qui transportent beaucoup d’hommes de guerre qui cassent tout à leur passage. Comme nous approchons la Pâque, préparons-nous à traverser avec le Crucifié cet état de désolation dans laquelle le pays sombre depuis des mois. Que la vierge a accompagné Jésus jusqu’à la croix, nous accompagne aussi dans notre marche afin que nous disions nous aussi avec foi Hosanna Fils de David. Amen

Méthode Nyandwi

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