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Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu

J’ai entendu le malheur de mon peuple

J’ai entendu le malheur de mon peuple

La célébration eucharistique de ce 18e dimanche du Temps Ordinaire a été présidée par le Abbé Adonis Bizomenya de la communauté du Chemin Neuf. Cette célébration a accueilli le baptême de petits enfants. Avant même le début de la Messe il a appelé les parents dont les enfants allaient être baptisés à monter au chœur devant l’assemblée pour se présenter à l'assemblée afin que toute la communauté chrétienne les aide dans l’éducation chrétienne de ces enfants. Il a ensuite dit une bénédiction à l’endroit de ces enfants comme signe solennel de leur accueil au sein de la communauté des croyants, un rite qui est fait pour les catéchumènes dans les semaines avant leur baptême.

Dans son homélie, l'Abbé Bizomenya a dit que nous continuons à savourer le chapitre six de l’Evangile selon saint Jean. Dans cet Evangile, Jésus nous est présenté comme le pain du ciel qui assouvit la faim et étanche la soif. Le mot Exode (ex-hodos) signifie « prendre le chemin vers ». Pour le peuple d’Israël, il signifie le chemin vers la terre promise en provenance d’un long et pénible esclavage en Egypte pharaonique. Ce chemin nous mène des anciennes coutumes et culture pour une nouvelle vie en Christ. Comme le jour du baptême, nous pensons à quitter les anciennes pratiques pour embrasser une nouvelle vie de chrétiens, nous serons nouveaux comme il est bien stipulé dans la deuxième lecture. Avec cette lecture, nous comprenons que nous sommes appelés à nous renouveler chaque fois car il est vrai que nous perdons souvent notre identité de chrétiens pour tomber et retomber dans l’esclavage de Satan.

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jésus a compris que les personnes qui étaient à sa suite le suivaient non par foi, mais parce qu’elles avaient mangé du pain et ont été rassasiées. C’est ainsi qu’Il leur a dit clairement qu’Il est le vrai pain de vie qui vient du ciel et que celui qui le mangera n’aura plus soif et celui qui croira en Lui n’aura plus soif. Il est vrai que la vie nous est déjà donné mais nous nous égarons pour d’autres voies dont l’issu n’est que la perdition. Pour ne pas perdre notre identité, nous devons sans cesse fixer nos yeux sur notre référence qui est Jésus le Christ. Dans la première lecture, les Juifs se sont plaints contre Dieu et Moïse, et celui-ci a intercédé pour eux auprès de Dieu qui leur a donné la manne. Seulement deux mois après le fin était fini et Israël s’est plaint encore plus fort en préférant retourner en Egypte où il y avait de la nourriture quoique dans l’esclavage. Ils ont fait expérience du manque et du vide et leur foi a été durement ébranlée. Même nous aussi, nous expérimentons le vide et nous nous plaignons. A toutes ces plaintes, la réponse de Dieu est la suivante : "J’ai entendu le malheur de mon peuple et leurs cris me sont parvenus".

Dieu a donné la manne pendant tout le temps du périple vers la terre promise, même maintenant Il continue à nous donner tout ce dont nous avons besoin chaque jour. A la fin de chaque célébration eucharistique, le prêtre renvoie l’assemblée en leur disant: « Allez dans la paix du Christ ». Cela signifie « Allez faire du bien comme Celui que vous avez reçu". Ne faisons pas comme le peuple d’Israël qui a mangé pour se plaindre après. Mais posons-nous d’abord ces questions : Quelle est notre soif aujourd’hui ? Que devons-nous faire ? Croyons-nous en celui que le Père nous a envoyé ? Si jamais nous ne Le croyons pas, nous avons besoins des conseils de saint Paul : "Ne soyez pas comme des païens". Notre mission est d’aller propager la paix que Dieu Lui-même nous donne sur la table des noces. Dans ce cas nous nous serons séparés de l'homme ancien pour embrasser le Christ.

Le reste des étapes du baptême a été célébré après la confession de foi.

Méthode Nyandwi

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